Réserves 2026

À l’invitation de Laureline Deloingce, responsable des publics au Frac Île-de-France et Nathalie Desmet, responsable du parcours Médiations, Expositions et Critiques de Paris 8.

Décembre 2021. Les ateliers débutent avec les étudiantes dans le nouveau lieu du Frac, Les Réserves à Romainville. Le site est vide, en travaux, les œuvres n’ont pas encore rejoint leurs espaces de conservation. Je propose aux étudiantes de travailler en groupes. Designeures d’espace, narratrices et curatrices.
Chaque groupe enquête sur le lieu, commence à écrire des fictions qui ont pour but de nous projeter dans un horizon futur. Les designeures d’espace inventent une extension souterraine au Frac pour conserver le vivant, les narratrices écrivent une charte poétique commune et les curatrices conçoivent une exposition sur les questions d’écologies et de féminismes à partir des œuvres de la collection.

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Dates

5  juin 2022.
Performance des étudiantes, Les Réserves, Romainville

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Liens

Site Les Réserves du FRAC Ile-de-France

Héroïnes

Dans le cadre d’un appel d’offres de la Réunion des Musées Nationaux de Rouen. 2021/2022.

Phase 1. Je mène un atelier d’arpentages et de conversations avec des femmes gardiennes de musée dans les collections du Museum d’Histoire Naturelle et du Musée des Antiquités à Rouen. Ce groupe de femmes,
les héroïnes, élabore une fiction à partir des œuvres et des lieux, en s’imaginant appartenir à une communauté de chamanes.

Phase 2. J’initie ces femmes à la performance lors de séances de training. Elles réaliseront des visites performatives pour le public dans les deux Musées de juillet à octobre 2022.

Avec les héroïnes : Claire Ancelin, May Péron, Dominique Cassiau, Sandrine Deslandes.

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Extraits

« Nous venons du circumpolaire et des bandes de terre flexibles
des pôles horizontaux et verticaux.

Nous avons quitté les grottes-vagins souterraines où nous étions recluses
privées d’airs et de danses
où nous tournions comme des vaches mécaniques
abreuvées de champignons phalliques
par des hommes des montagnes.

Nous avons fui à travers les toundras glacées 
les déserts d’armoise
les steppes carbonifères
à la recherche d’une nouvelle carte fabuleuse du monde
et d’esprits nous propulsant vers d’autres routes solaires. »

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Dates

9 juillet 2022.
Visites performatives, site Beauvoisine, Rouen.

Perpignan 2024

À l’invitation de Laurent Botti, MCF-HDR en gestion à l’UPVD de Perpignan, dans le cadre du laboratoire CRESEM (Centre de Recherches sur les Sociétés et Environnements en Méditerrannées).

Je propose aux étudiant.e.s de travailler à partir d’un appel d’offres fictif que j’ai écrit, dont voici un extrait :

« L’office de tourisme de la ville de Perpignan lance un appel d’offres concernant la création d’une nouvelle dynamique touristique. À l’heure du réchauffement climatique, des crises sanitaires, des reconfigurations des centre-villes et des modes de déplacements urbains, l’office du tourisme souhaite ouvrir de nouveaux flux touristiques au-delà des circuits traditionnels patrimoniaux (visites de bâtiments et musées, circuits en petit train, parc à thèmes) afin de projeter la ville dans une nouvelle ère du tourisme (tournée vers une culture vivante, avec une attention portée à la nature comme éco-système, et un souci d’équité entre touristes et habitants). Les champs d’investigation concerneront trois domaines à destination de différents publics : météorologie/climat, non-humains, parcours digitaux. »

J’accompagne les étudiant.e.s dans un processus qui s’étend de la conception à la réalisation. 

Pour la première phase, iels écrivent un scénario dans lequel le biotope de Perpignan s’est modifié, nouvelles cultures telles des rizières, nouveaux habitats tels des géonefs, nouvelles ressources énergétiques, transformation de la faune et de la flore.
Pour la seconde phase, iels imaginent les conditions de visite live avec un public choisi de touristes-testeurs : dispositifs immersifs et participatifs, choix de déambulation et de haltes dans la ville, éléments technologiques…
Les touristes sont équipés de gilets de sauvetage, boussoles, jumelles, cartes, lecteurs mp3 ou smartphones avec casque. Iels écoutent en marchant une bande sonore qui mêle textes et sons, iels assistent à des conférences-performances en live, à un atelier de dégustation.

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Liens

Ce projet a été publié dans la revue Hypothèses, https://ecopoetique.hypotheses.org/6669
https://vimeo.com/manage/videos/533041479

Enquête#LeGrandCafé

D’avril à octobre 2019, Sophie Legrandjacques, directrice du centre d’art Le Grand Café, me confie une carte blanche pour écrire sur l’histoire du lieu.
Je mets d’abord en place une phase de collectes et de récoltes d’indices (témoignages, séances de
conversations avec des habitant.e.s, fouilles dans les archives municipales, marches dans le territoire nazairien qui entrent en interactions avec mes lectures du moment (Silvia Federici, Donna Haraway, Jered Diamond).
Parmi les témoins, je rencontre Daniel Moyon et Jean-Paul Chiffoleau qui ont travaillé des années 50 aux années 70 au Grand Café, alors bureau d’études où se dessinaient des plans de tuyauterie pour les complexes pétrochimiques puis pour les paquebots des chantiers navals.

© Yves Evain

Dans une seconde phase, je transforme toute la matière documentaire en fiction, et j’écris en pensant que celle-ci va devenir une performance dans l’espace vide du 1er étage du Grand Café. Une attention est portée aux voix, le texte oscille entre poésie et théâtre, en trois tableaux qui interrogent ce qui a pu se produire et se reproduire dans ce lieu, au travers de pistes telles que l’industrialisation, les transformations de gestes et savoir-faire, les positions sociales des femmes.

Je propose à une partie de l’équipe du Grand Café (Sophie Legrandjacques, Eric Gouret, Amélie Evrard), à Daniel Moyon et à Jean-Pierre Chiffoleau de porter ce texte dans le centre d’art. Les répétitions ont lieu en septembre et en octobre 2019. Le dispositif sonore est conçu par Dominique Leroy.

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Liens

Voir la page du livre sur mon site
Voir la page de la résidence
Voir la vidéo de la performance intégrale


Avec Véronique E.

2018. Andy Neyrotti, conservateur au musée Réattu, me propose d’intervenir dans la rétrospective de Véronique Ellena. J’imagine un projet qui prend la forme d’une ré-écriture performative de l’univers de l’artiste, basée sur des éléments documentaires ( des conversations avec l’artiste, des faits durant le montage de l’exposition, des éléments biographiques…) et fictifs. Ce projet se déroule en plusieurs phases, de l’enquête à la performance finale.

La performance : Le public est assis face à un mur vide dans un espace d’exposition. Andy Neyrotti accroche différentes oeuvres (sous forme d’une constellation) que j’ai choisies dans l’exposition, pendant que je performe le texte accompagné par le musicien Julien Kamoun.

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Liens

http://www.museereattu.arles.fr/florence-jou.html

Fordlandia

2018. Je découvre l’histoire de Fordlandia lors d’une exposition et de tables rondes organisées par le collectif Suspended Spaces à la Colonie à Paris. J’écris une fiction poétique à partir de témoignages, d’anecdotes, de gestes observés, de lectures… Je propose à Dominique Leroy, artiste sonore, de co-créer une pièce sonore.
Elle est publiée sous forme d’album numérique aux éditions Jou et devient ensuite une performance.

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Dates

octobre 2022.
Performance, festival Something is Beautiful, Les midis de la Poésie, Bruxelles.

janvier 2020.
Performance, Cave Po’, Toulouse, dans le cadre du festival littéraire organisé par Éric Arlix.

novembre 2019.
Performance, Nouveau Studio théâtre, dans le cadre du festival Bifurcations#5, Nantes. 

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Liens

https://vimeo.com/manage/videos/429608018
https://editionsjou.net/fordlandia/

Marche embarquée

Un projet avec Dominique Leroy, artiste sonore. 2018.

Dominique Leroy me propose de créer une visite originale de son atelier à destination des ami.e.s du musée d’arts de Nantes. Nous imaginons une proposition artistique sous forme de marche embarquée pour faire découvrir sa manière de travailler (atelier nomade, pratique du Field Recording, usage de piezzo, etc.)

Nous délimitons un parcours dans la campagne à Rezé de son domicile jusqu’à une exploitation agricole où il a installé son atelier nomade, le n(a). Nous composons une bande sonore à partir d’une fiction que j’ai écrite et d’extraits de ses pièces sonores. Dominique Leroy réalise un dispositif d’écoutes pour les marcheur.e.s. Des cannes sonores spéciales qui permettent d’entendre la bande sonore tout en étant connecté au paysage traversé. Pendant la marche, je guide les marcheur.e.s et je performe des extraits en live.

Durée de la marche : 45 minutes.

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Liens

http://dominiqueleroy.info/about/

Thèse

2014-2017. La constellation, vers une  écologie de l’art. Sous la direction de Christophe Viart, professeur des universités.

Cette thèse de doctorat en arts plastiques  étudie la constellation. Elle se situe dans une société contemporaine, où  s’opère un tournant spatial, que ce soit en arts ou dans d’autres disciplines. Elle est le creuset d’une réflexion transversale, ouverte aux articulations entre des pratiques et des disciplines,  à partir de mes travaux artistiques et ceux de Bouchra Khalili, Bernard Heidsieck, Fabrice Hyber, Christophe Tarkos…, associés aux perspectives  écologiques menées par Tim Ingold, Philippe Descola, J. J. Gibson… Cette thèse en arts plastiques analyse une  écologie de l’art au fonctionnement constellatoire au travers de cinq cahiers, dont les trois cahiers principaux, cartographier/bâtir/chercher, forment des territoires d’exploration pour chercher à faire  émerger des questions écologiques sur les pratiques artistiques.

Soutenue en octobre 2017, devant le jury composé  de Marie-Dominique Popelard, professeure des universités Paris 3, Christophe Viart, professeur des université, école des arts de la Sorbonne, Marie Preston, maître de conférences Paris 8, Jean-Pierre Bobillot, professeur des universités Grenoble-Alpes, Benoit Conort, professeur des universités, Rennes 2 et Marcelline Delbecq, artiste.

Je peux le faire !

2016 / 2018. Expérience de commissariat, avec Marie-Laure Viale et Jacques Rivet, co-directeurs d’Entre-deux, structure de recherche, de production et de diffusion de l’art contemporain dans l’espace public.

Nous invitons des artistes contemporains à écrire des partitions de performances. Elles sont conservées sur un site internet, elles sont libres d’accès, et téléchargeables par les internautes.

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Liens

www.lieuxpublics.org

Morfondé

À l’invitation de Maude Mandart. 2016/2019.

« Morfondé est l’histoire d’un centre de formation, où des jeunes, en réinsertion sociale, fabriquent eux-mêmes des cabanes durant leur temps libre entre les années 1950 et 1970. Le projet part du rudimentaire, la paille des marais, et de la nécessité, ils travaillent avec les moyens disponibles et avec ce que l’environnement offre : un sol, des surfaces et des possibilités de faire.

Morfondé est l’histoire que deux artistes, Maude Mandart et Florence Jou, transmettent sous forme de ré-écritures (performances, installations, publications, etc). Un cycle où se confrontent en permanence le passé, présent et futur, où elles axent sur une transmission qui conserve sa dimension poétique, cherchant des moyens pour que le(s) spectateur(s) perçoive(nt) comment l’histoire elle-même travaille, comment elle est toujours en travail, dans la mémoire des corps… » (Extrait du Catalogue Co-création, sous les directions de Marie Preston et Céline Poulin.)

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Dates

2019.
Parution dans catalogue Co-création, sous les directions de Marie Preston et Céline Poulin, Empire Books et CAC Brétigny (ed.), édition bilingue.

Parution dans Catalogue à l’Ouest Toute !, programme de recherche EESAB, édité par Fabienne Dumont et Sylvie Ungauer, juin 2017, http://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=5221

2017.
Performance, Centre d’art La Passerelle, Brest.
Performance dans l’exposition collective Croquis Cartographiques, Galerie Michel Journiac, Paris.
Commissariat : Adrien Abline.

2016.
Performance, Jardin C, Nantes dans le cadre de l’installation Avec des si on coupe du bois. 
Projection sonore, Jardin C, Nantes. Commissariat : L’île d’en face.