Vermeille réunit Interzone (Khaled Aljaramani/Serge Teyssot-Gay) et Florence Jou.
Vermeille est un concert littéraire où guitare, oud et voix se rencontrent et viennent tisser autour de la sécheresse du Sud, des vignes brûlées et de la résistance des humains et des non-humains face à la décomposition du monde.
Vermeille est l’extension scénique du premier roman de Florence Jou qui vient se loger dans les suites du dernier album 5e jour/Waslat d’Interzone.
Vermeille est une suite littéraire dans les suites musicales*.
Vermeille est énergie brute et poésie électrique.
Le concert littéraire est aussi interprété en duo par Florence Jou et Serge Teyssot-Gay.
* Le roman Vermeille a paru en avril 2026 aux éditions de l’Attente. L’album Interzone 5e jour/Waslat a paru en mai 2024 (Intervalle Triton/L’Autre Distribution). Waslat signifie « suites » en arabe. La photographie du trio est de Ear Fish.
Dates
29 Août 2026. Concert Vermeille avec Serge Teyssot-Gay, Kerminy. 11 Juillet 2026. Concert Vermeille avec Serge Teyssot-Gay, Kerminy. 5 Juin 2026. Concert Vermeille avec Serge Teyssot-Gay, Coustouge (11). Suivi d’un entretien avec Victor, de la librairie Les Arts de Lire. 4 Juin 2026. Concert Vermeille avec Serge Teyssot-Gay, Centre des arts de Fabrezan, organisé par La Librairie Les arts de Lire et l’Abbaye de Lagrasse. Suivi d’un entretien avec Aline Costella. 26 Mai 2026. Concert Vermeille avec Interzone, Maison de la poésie de Paris.
Parution 16 avril 2026 aux éditions de l’Attente. Couverture : Dessin original de Guillaume Querré.
Dans un futur proche, une sécheresse chronique ravage les terres du sud de la France. Une nuit de juillet, un vent brûlant anéantit la plupart des vignes de Jo. Ultime représentante d’une communauté de vignerons engagés, elle tient tête au monde qui se détraque, aux avidités de l’e-agriculture, et tente de survivre à l’exode de son entourage. Avec panache dans le désespoir. Accompagnée de Wanda et Ferhat, ses derniers complices, jusqu’où Jo pourra-t-elle résister ?
Un récit climatique, innervé par une énergie éco-féministe, où faire du vin est une survivance rituelle, comme une danse au-dessus du brasier.
18 Août 2026. Rencontre et lecture autour de Vermeille, Librairie Le cheval dans l’arbre, Céret. 6 Juin 2026. Rencontre et lecture autour de Vermeille, Librairie La petite escapade, Le Boulou. 6 Juin 2026. Rencontre et lecture autour de Vermeille, Médiathèque de Perpignan, en partenariat avec la Librairie Torcatis. 5 Juin 2026. Concert Vermeille avec Serge Teyssot-Gay, Coustouge (11). 4 Juin 2026. Concert Vermeille avec Serge Teyssot-Gay, Centre des arts de Fabrezan, organisé par La Librairie Les arts de Lire et l’Abbaye de Lagrasse. 29 Mai 2026. Lecture Vermeille et dégustation avec le Domaine Yoyo, Parcelle 22, Arles. 26 Mai 2026. Concert Vermeille avec Interzone, Maison de la Poésie de Paris. Réservations, ici, https://maisondelapoesieparis.com/programme/florence-jou–interzone-vermeille/ 24 Mai 2026. Vermeille au Salon Les Caves se rebiffent, Calce. 19 Avril 2026. Lancement à la librairie Victor et Madeleine à Canet.
La note de lecture de Xavier Boissel :
« Il y a un quart de siècle, dans Dionysos crucifié, Michel Le Gris analysait comment le capitalisme tardif avait transformé le vin par le passage d’une logique artisanale à une production industrielle. Œnologie, levures sélectionnées, marketing global et parkerisation ont modelé nos perceptions gustatives. Le vin, fruit d’un terroir, d’un climat et d’un savoir-faire humain, est devenu produit lisse, fruité, boisé, techniquement parfait… mais appauvri en singularité. Le vivant, l’imprévisible, l’aura du sensible se sont mués en marchandise optimisée pour l’accumulation du capital.
Vingt-cinq ans plus tard, Vermeille de Florence Jou pousse cette logique à son terme dystopique. Sur la Côte Vermeille ravagée par la sécheresse chronique et les vents brûlants, Jo, vigneronne réfractaire à l’industrie, voit ses ceps mourir sous les coups du dérèglement climatique – conséquence directe de la loi de la valeur et de l’e-agriculture. Acculée par les dettes et l’exode, elle transforme sa dernière récolte en « vin de la colère », rituel de résistance éco-féministe et païenne face à l’effondrement du vivant.
Là où Le Gris diagnostiquait la domination de la technique et de la marchandise sur le goût, Jou nous plonge dans la résistance désespérée, sensuelle et colérique d’un reste de communauté contre un capital qui dévore jusqu’à la terre elle-même.
Deux faces d’une même critique matérialiste : le capital tardif ne produit pas seulement des marchandises, il produit la destruction des conditions de toute vie non-marchande. Le vin n’est qu’un symptôme – le vivant tout entier est en jeu.
Lisez-les ensemble : du diagnostic à la fiction climatique. Dionysos n’est pas mort… mais il saigne. »
La note de lecture d’Eric Pessan :
« Le petit pays dont il est question est coincé entre la Méditerranée et les Pyrénées, juste en lisière de la frontière espagnole, en pleine Occitanie. Là, Jo a voulu faire du vin, du vin nature. Jo n’est pas seule, il y a Wanda, sa chienne avec elle, et l’aide de Ferhat, et toute une bande d’utopistes concrets, comme elle, qui ont voulu opposer leur savoir-faire agricole à la marche du monde. Le vent de plus en plus chaud brûle les vignes comme toute végétation, les petites exploitations sont peu à peu absorbées par de gigantesques entreprises qui mécanisent à outrance les productions. Les drones volent au-dessus de la tête de Jo tandis qu’elle procède à sa toute dernière vinification.
« Vermeille » est un roman de science-fiction agricole, une utopie de résistance, un livre consacré à celles et ceux qui osent entreprendre une agriculture différente (Florence Jou a enquêté sur place, rencontré de nombreux viticulteurs – et viticultrices), c’est un livre de révolte contre le capitalisme prédateur, contre ce que l’humain fait au sol par cupidité. C’est un roman d’une grande densité, incarné, indocile, où le désespoir engendre à la fois la folie et l’envie d’en découdre. »
La note de lecture d’Evlyne Leraut. « Vermeille comme hymne aux transhumances intérieures. »
La note de lecture de Nos lectures Hors Champ. « On aime l’intensité de ce texte qui restitue, dans une langue âpre et sensuelle, l’explosion des parfums et des couleurs comme la puissance de la nature. Y a-t-il une forme poétique pour exprimer, dans un même chant, la révolte, le désespoir et la fierté des vaincus ? Florence Jou invente la sienne. »
Dans la viduité, « …… Renseignée et captivée, Florence Jou restitue cet engagement avec l’empressement d’une joie suppliciante, l’urgence de croire qu’il n’est pas encore tout à fait trop tard. On retrouve le même enjouement qui animait Xixi…… »
L’histoire d’une fille, mi-Bruce Lee, mi-Greta Thunberg, qui affronte État corrompu et industries polluantes. Un concert littéraire, à l’énergie des soulèvements, à la langue acérée et aux rythmes hypnotiques. « Perdre le ciel qui est en nous, c’est perdre la terre qui est en nous* »
Adaptation du livre Xixi paru aux éditions MF. Production d’un album, enregistré et mixé au Studio Sextan à Malakoff.
Ce poème narratif paraît dans la nouvelle collection « Poésie Commune » aux éditions MF. (en compagnie de trois autres livres des autrices Camille Sova, Séverine Daucourt et Gabrielle Schaff)
Xixi, c’est l’histoire d’une jeune fille, mi-Bruce Lee, mi-Greta Thunberg.
C’est l’histoire d’une jeune fille qui vit en Chine, s’interroge sur un monde en guerre où l’on cherche à contrôler le ciel et ensemencer les nuages. Xixi observe les vies minuscules que les humains oublient de protéger, elle est attentive aux relations qu’elle entretient avec l’environnement. C’est la voix d’une prise de conscience écologique, qui ouvre des imaginaires positifs, dessine un horizon utopique pour explorer de nouveaux possibles.
>>>>>>Extrait
longs mois de soleils de feu nuages réticents et fourbes se jouent des vents s’enfuient sans jamais éclater refusant de nourrir nos rizières longs mois de grève des forces de la pluie au-dessus de notre village crise du feu qui insulte l’eau la pluie cesse pour ne jamais reprendre au soir d’hiver où je regarde Crazy Kung-Fu avec mon ami Qi au soir où devant l’écran de son ordinateur j’imite la position du scorpion corps en appui sur les mains jambe droite courbée en arrière vers le haut l’autre pliée au sol
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Rencontres en librairies Avril/Juin 2025. Paris, Marseille, Nantes, Bruxelles… Création d’un concert littéraire avec la compositrice et musicienne Valérie Vivancos.
>>>>>> Presse
Libération, par Florian Bardou. La croix, par Stéphane Bataillon. La viduité Sitaudis, par Marion Honnoré. Blog de Marc Verhaverbeke.
Florence Jou (voix et textes) – Valérie Vivancos (musique) Projections vidéos*. Durée modulable 30/50 minutes. Co-production : Explorizons et Le Grand Café, centre d’art contemporain de Saint-Nazaire Avec le soutien de la Fondation Jan Michalski, Athénor – CNCM et L’Espace Saint-Gobain de Thourotte
Ce set musical et littéraire est une traversée des zones du Payvagues, des paysages en mutations climatiques, oscillant entre désolation et merveilleux. Des femmes, sorcières ou chamanes, y vivent et initient les humains à d’autres relations avec la faune, la flore et le climat.
Ce set musical et littéraire propose une rencontre scénique entre une écrivaine et une musicienne, qui dans leurs créations antérieures ont poursuivi des recherches autour de l’éco-féminisme, de la voix et de la place des femmes dans l’art et la société. Leurs parcours artistiques sont jalonnés de collaborations et de projets hybrides.
Payvagues est constitué de fragments textuels, de longues nappes oniriques, de textures naturalistes, de voix et de passages très rythmés pour proposer au public un voyage à travers ces zones de destruction et régénération dystopiques.
Titres des morceaux
1. On descend sous la surface 2. Ça exhale chez vous 3. Fumées de mer 4. Hop-Bang 5. Spasmes
*Crédits vidéos : Glenn Andro, Romain Blondel, Romain Bourillon, Clémence Brun, Clémence Celerier, Camille Fauxbaton, Florian Montus, Laboratoire de recherche numérique de l’école Estienne Paris, sous la direction de Patrick Pleutin.
Payvagues paraît sous le label Tsuku Boshi. Et sur la plateforme Bandcamp d’Ocean Viva Silver (numérique, cd, carte usb).
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Dates
3 février 2023. Résidence Mains d’Oeuvres. 18 mars 2023. Festival Expoésie Périgueux. 23/24 mars 2023. Résidence Athénor, CNCM, Saint-Nazaire. 19/22 avril 2023. Résidence Espace Saint-Gobain, Thourotte. 17 juin 2023. Maison de la poésie de Paris, à l’invitation d’Olivier Chaudenson. 5 Octobre 2023 Auditorium de Mérignac, à l’invitation de Patrice Luchet, Maison de la Poésie de Bordeaux. 23/24 Novembre 2023 Musée des Beaux-Arts de Rouen, à l’invitation de Frédéric Bigot. 2 Décembre 2023 Festival Instants Fertiles, Saint-Nazaire, à l’invitation de Camel Zekri et Sophie Legrandjacques. 21 février 2024 Maison de La poésie de Nantes, à l’invitation de Magali Brazil. 3 Mai 2024. Villa Valmont, Bordeaux, à l’invitation de Mélanie Archambaud. 20 Septembre 2024. Médiathèque, Perpignan, à l’invitation de Céline Ombrabella. 14 Novembre 2024. Parution de l’album Payvagues. Label Tsuku Boshi.
Ecole Estienne, Paris, à l’invitation de Patrick Pleutin.
De septembre à décembre 2022, j’interviens auprès des étudiant.e.s en DSAA design et création numérique. Je leur propose de travailler à partir d’extraits de mon livre Payvagues, et d’imaginer/créer des séquences vidéos. Il est question de chamanes, paysages en mutations climatiques, faune et flore… Séquences vidéos qui pourront ensuite faire partie d’une future performance.
Paru en janvier 2023, éditions de L’Attente, 102 p.
Payvagues est un voyage en quatre récits avec pour guides des voix de femmes aux pouvoirs cosmo-telluriques. Des individus mènent des expériences inédites sous leur influence, dans des zones au climat bouleversé, entre désolation et merveilleux. Iels explorent des relations nouvelles avec la faune et la flore, les phénomènes géologiques et climatiques, découvrent de nouveaux états organiques et symbiotiques.
ça exhale chez vous vos exactions menées perpétrées par une caste hypertrophiée vos terres arrosées et brûlées de pétrole la sécheresse en avance sur vos propres retards
ça exhale chez vous vos pierres racontent les nuits sombres l’extraction des mousses et des lichens les mouches coprophages qui volent dans les entrailles vos déjections vos matières fécales vos hommes et femmes butés aux ceintures et aux sangles les intestins des bêtes dévorés
ça empeste chez vous la mer la rivière la terre portent vos ingestions successives terreurs vos corps aguerris à la performance et à la guerre la mer la rivière la terre portent vos puanteurs vos déchets toxiques vos gestes qui prennent exsudent pillent vos gestes de plus en plus offensifs exhalent le méthane strates après strates couches après couches
ça pue chez vous et la liste des disparitions commence à être impressionnante.
noix de palmier scalesias toromiro écorces de hau hau muriers à papiers bois de rose raisins d’ours mergules nains vaches marines lagopèdes alpins crabes boxeurs anémones de mer éponges à cornes moules rieuses chauves-souris frugivores
Photographie, Christophe Bouvier
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Dates
14 février 2023. Rencontre école Estienne, animée par Jérôme Duwa. 22 avril 2023. Librairie EXC, Paris. 29 avril 2023. N’a qu’un oeil, Bordeaux. 29 Décembre 2023. L’oiseau Tempête, Saint-Nazaire.
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Presse
Article d’Alain Nicolas dans L’Humanité, 9 Mars 2023.
À l’invitation de Christine Laquet, plasticienne. Dans le cadre de son exposition Apparition Disparaissante, Site Saint-Sauveur, Rocheservière, 2017.
J’écris un texte sous forme de partitions textuelles, qui devient à la fois une création plastique et une performance. Le texte oscille entre documentaire et fiction, il tente d’appréhender la météorite de Rocheservière depuis des réflexions historiques, anthropologiques, artistiques…
Il sera ensuite publié dans la revue l’Observatoire de l’Espace du Cnes.
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Extraits
1.bis
vendredi 5 du mois de novembre 1841, une chute a lieu près de F. Douillard, homme de petite taille, plein de santé et très alerte, il est au travail, une heure après le coucher du soleil, il entend un sifflement effrayant, venant de l’ouest, suivi d’une formidable explosion, une chute se produit à 100/150 mètres de lui, F. Douillard ne remarque pas de trainée lumineuse,
2.
mardi 17 du mois d’octobre 2017, B. Latour est invité dans La tête au carré pour son ouvrage « où atterrir ? » (comment s’orienter en politique) – ce serait une sorte de brûlot d’écologie politique – le sol est en question, le sol est la question, principale surface de soutien pour les animaux terrestres, – pour humains et non-humains – nous vivons à la surface, n’accédons jamais au centre de la terre,
4bis.
novembre 2017, C. Laquet, infuse la météorite, dans son atelier, se livre à des expériences de météorisation, l’air encore porte odeurs, couleurs, altérations chimiques, atmosphériques, climatiques, opérations de phénomènes de destruction et de synthèse, elle rizo-printe elle feutre elle frotte pierre au visage elle brioche elle fluorise elle balance elle sent la calcinée et l’olivine elle prise la météorite,
Autour du travail de Grégory Valton. Galerie Confluence, Nantes, Juin 2016.
J’effectue des séances de conversation avec Grégory Valton au sujet de son travail artistique : des lignes s’esquissent, des bifurcations et des nœuds apparaissent, des temps de pause ou de silence ponctuent la parole. Je compose un texte : il oscille entre le croquis cartographique et le journal poétique, il livre et masque des indices, il joue de références réelles ou fictives à propos du processus de l’artiste. Je mets en scène cette enquête dans le lieu d’exposition des œuvres de Grégory Valton.